dimanche 10 juillet 2011

Hilarius.

Bouteille à l'amer.

Aujourd'hui ne sera pas simple. La maman de Loreleï et Brice m'invite à un barbecue (pour la barbe je suis équipé). Elle ne me pose pas de soucis elle est nettement plus intelligente et plus fine stratège elle laisse venir et s'adapte en un éclair à la situation, ce qui ne l'empêche pas de se projeter dans le futur quand le sujet le mérite.
Non,l'inquiétude viens du fait que d'anciens collègues (à elle) seront présents pour ce raout à l'occasion de sa « retraite ».
De ceux qui se moquaient des « cols bleus » qui débrayaient d'une heure jusqu'à cette grève de trois semaines je risque d'en croiser.
Se souviendront-ils des gusses crasseux qu'ils venaient lorgner gobelet de café dans la paluche et souvent accompagnés de minettes nous regardant avec des yeux gros comme des soucoupes en se demandant comment nous faisions pour être aussi sale.

Se souviendront-ils du type qui signa avec la direction l'accord de fin de conflit qui modifiait avantageusement le calcul des « primes de licenciement » (tu parles d'une prime) ?

Se souviendront-ils qu'ils des nuits à surveiller les machines et des arbres de turbine en attente de départ ?

Se souviendront-ils de Rouxel le chaudronnier que je dû plaquer et maîtriser (quel mot horrible) devant son fils pour qu'il ne défenestre pas le directeur que nous retenions (quelques uns visitaient le bureau avec leurs mouflets pour voir le vrai visage du père « fouettard ») ?

Se souviendront-ils de ce camion « bélier » des gendarmes mobiles venus chercher le directeur et le chef du personnel et du saccage qu'ils firent dans les bureaux adjacents ?

Je leur remémorerai Paul Pilloux (dit Reggiani), José Pardo (Jo) petit homme à l'épaisse chevelure blanche, venu d'une Espagne où la guerre civile fut son enfance et qui ont œuvré pour que notre usine soit « classée » site amiante,également Mme Prady (dite Marie-Paule Belle) dont la fenêtre du bureau était « aspergée » du flux d'un des extracteurs « d'air » de l'atelier soudure et dont l'asbestose n'est pas dû au hasard (seule salariée des « bureaux » reconnue, pour l'atelier, les comptes à rebours sont lancés et même arrivés à terme pour les plus exposés).

En souvenir également le manitou d'un autre syndicat (je vous dit pas lequel vous aurez trouvé tout seul) qui avait négocié son départ pour une somme « très » rondelette.

Enfin voyez-vous, parfois les sujets de conversation sont plats et inaudibles dans ce genre de festivité, de m'être rafraîchi ces souvenirs cela permettra j'espère d'agrémenter cette réunion au même niveau que la purée de piment que j'apporte pour accompagner les grillades et faire plaisir à Christine, la guinéenne.

Rancune peut-être ? Histoire sûrement.

Et puis si ils me font la tronche, je causerai avec le greffier... Mwraou!

lundi 4 juillet 2011

KRAFTWERK TOUR DE FRANCE



Le vélo c'est plus JP (fana des "Miroir du Cyclisme"). Kraftwerk j'ai eu pour eux une oreille curieuse. Un cocktail à dérouler.

coinceurs de bulles

 
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à fleur d'eau

 
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